Situation  
Historique  
Quartiers
et secteurs d'activités
 
Laxou ville verte  
Principales
activités économiques
 
   
   
   

 

 

 

 

 

 

  Historique

On retrouve sur le blason de la ville les trois activités principales qui firent la prospérité de la cité : la feuille de vigne, le pic des carriers et l'eau des sources (lavoirs, blanchisseries).

Village de verdure et de cultures, la seigneurie de Laxou appartient d'abord aux Ducs de Lorraine qui, à partir de la fin du XIVe siècle, l'alièneront progressivement. C'est surtout pour ses vignobles que Laxou est réputée dès le XVIème siècle, époque où elle devient un lieu de passage important sur l'axe Nancy-Toul.

La fin du XVIe n'est pas clémente pour les Laxoviens : victimes des exactions des gens de guerre qui envahissent le village, ils voient également déferler les épidémies de peste. Alors que la maladie ravage la région, Jean Serre de Tonnoy fait édifier en 1586 la Croix Saint-Claude que l'on peut encore admirer aujourd'hui, dominant la ville, dressée sur un autel réalisé par la Commune en 1874. La peste est également à l'origine de la création en 1597 de l'hôpital des Pestiférés de Maréville, qui deviendra en 1716 une manufacture, de 1749 à la Révolution une "maison de force" puis un noviciat tenu par les Frères Chrétiens. C'est en 1838 qu'est fondé l'hôpital départemental des Aliénés auquel succédera l'actuel centre psychothérapique.



Au XVIIe siècle, un personnage au destin hors du commun traverse l'histoire de Laxou, Melchior de la Vallée, fils de riches bourgeois, chanoine de la Collégiale Saint-Georges de Nancy. Protégé par Henri II, Duc de Lorraine, il s'enrichit rapidement et devient un important propriétaire foncier. Il tombera en défaveur après la mort de son protecteur en 1624. Accusé de sorcellerie, il sera brûlé vif en 1631 à l'issue de son procès. C'est sur une de ses anciennes propriétés que s'installera, par la suite, la Confrérie qui établit la Chartreuse de Sainte-Anne devenue longtemps après hôpital puis, au lendemain de la dernière guerre, centre d'apprentissage et aujourd'hui lycée technique.



Au début du XVIIIe siècle, Laxou, victime des guerres mais aussi de la peste qui pousse les survivants à se réfugier à Nancy, ne compte plus que quatre-vingts habitants. Le village subira modérément les secousses de la Révolution, mais rédigera, comme la plupart des communes, son Cahier de Doléances et plantera en 1791 son Arbre de la Liberté qui ombrage encore aujourd'hui la place du même nom.



Le XIXe siècle donne une impulsion décisive à l'extension de Laxou : de moins de mille habitants en 1820, on passe à plus de deux mille en 1914, pour arriver progressivement à la population actuelle qui avoisine les seize mille.



Conception et réalisation : bialec, nancy.
Graphisme : Primo Pierron